Lundi 16 novembre 2009
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Dans le cadre du module « actions professionnelles », le collectif des étudiants en BTS "Economie Sociale Familiale" a choisi de travailler sur le thème
Alimentation et Santé, avec en particulier un objectif d’amélioration de l’offre en matière d’aide alimentaire.
Selon une étude commanditée par le Contrat urbain de Cohésion sociale, 160 SDF ont été recensés à Papeete, le plus jeune a 13 ans et le plus vieux 72 ans. Cette photographie du phénomène fait
ressortir qu'à ce chiffre, s'ajoutent 150 SDF "temporaires" qui sont dans la rue pour une durée de six mois. S'ajoute également le chiffre de 50 enfants mineurs qui les accompagnent. Ainsi, on
estime selon les périodes de l'année (juillet étant le pic) à 470 sans abris qui fréquentent la capitale. L'augmentation des SDF dans la
capitale a plusieurs causes dont l'éclatement de la cellule familiale polynésienne.
L’accès à une alimentation suffisante et équilibrée apparaît essentiel.
Assurer ce besoin fondamental reste pourtant problématique aujourd’hui sur Tahiti pour un certain nombre de personnes : SDF mais aussi personnes seules et familles
monoparentales, étudiants dont les revenus ne permettent pas de sortir d’une situation de précarité ou de grande pauvreté. Les données recueillies et les informations remontant des associations
caritatives, et des services sociaux aboutissent à ce constat.
Une première analyse de l’état des lieux a permis de constater que les travailleurs sociaux et les associations intervenant en matière d’aide alimentaire sont
nombreux.
D’autres constats appellent la recherche commune de réponses, principalement :
- La difficulté voire le refus de certaines personnes de demander une aide alimentaire, à cause de la honte que
cela représente pour elles.
- La difficulté pour les personnes d’accéder à des produits frais, liée à l’impossibilité pour certaines
associations de stocker ces produits.
- L’inadaptation de l’offre en matière d’aide alimentaire pour les personnes n’ayant pas de possibilité de
cuisiner les produits (personnes à la rue en particulier) et l’absence de lieu proposant des repas de façon régulière toute l’année.
- Un manque de connaissance en matière de nutrition et plus encore un manque de savoir faire en matière de
cuisine de la part de certaines personnes reçues dans les associations et les services sociaux, se traduisant par une alimentation déséquilibrée, même lorsque les produits sont
accessibles.
Informations recueillies par les étudiants de première année de BTS ESF dans le cadre du cours "méthodologie d'investigation" (recherche documentaire et consultation de documents -
techniques d'interview )